L’énergie éolienne permet de renforcer l’autonomie énergétique des entreprises et de contribuer à la transition vers une énergie bas carbone. Par ailleurs, elle constitue un complément intéressant à d’autres sources d’énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque.
Cette solution est particulièrement pertinente pour les entreprises situées en zone rurale ou périurbaine et présentant une consommation électrique significative, telles que les ateliers de production, les boulangeries, les entreprises manufacturières.
Toutefois, pour atteindre une productivité énergétique et économique satisfaisante, l’installation doit atteindre une certaine hauteur et puissance, ce qui implique généralement un investissement plus important. Mais, la participation à des parcs éoliens, potentiellement régionaux, représente souvent une alternative intéressante pour les PME.
L’éolien : ses utilisations, ses atouts et ses limites
L’énergie éolienne repose sur le principe simple de convertir l’énergie du vent en énergie mécanique grâce à des pales reliées à un générateur pour la transformation en énergie électrique. Il existe plusieurs types d’éoliennes, les plus courantes étant les éoliennes horizontales.
L’éolien présente l’avantage d’être une source d’énergie renouvelable et locale. C’est une technologie mature et éprouvée, dont la durée de vie peut atteindre au moins 20 ans. En autoconsommation, elle permet de réduire la dépendance au réseau et protège contre la volatilité des prix de l’électricité.
La principale limite de l’éolien est sa dépendance au vent : la production d’électricité varie selon la vitesse et la régularité des flux, et nécessite un site bien exposé.
Le tableau ci-dessous met en évidence la production annuelle d’électricité de petites et moyennes éoliennes en fonction de la puissance électrique, hauteur de l’éolienne ainsi que de la vitesse moyenne annuelle du vent.
L’installation d’éoliennes est soumise à une réglementation stricte et peut s’accompagner de contraintes paysagères ou sonores. Généralement, une étude environnementale en aval du projet est nécessaire. Quant à l’investissement initial, il reste élevé, alors que le retour sur investissement dépend fortement des vents locaux.
L’éolien et ses différentes échelles
On distingue plusieurs types d’installations :
- Petites éoliennes individuelles (quelques kW à une trentaine de kW), adaptées à une entreprise artisanale disposant d’un terrain ou d’un site bien exposé au vent. Elles produisent de l’électricité directement consommée par l’entreprise et, dans certains cas, peuvent être couplées à des batteries pour augmenter le taux d’autoconsommation.
- Éoliennes de moyenne puissance (30 à 250 kW), qui nécessitent un espace conséquent et des autorisations spécifiques. Elles sont rarement installées par une seule entreprise, mais peuvent alimenter plusieurs structures ou un parc d’activités.
- Grands parcs éoliens (plusieurs MW), généralement portés par des opérateurs ou développeurs de projets spécialisés. Les artisans peuvent y participer sous forme de coopératives énergétiques ou communautés énergétiques et bénéficier ainsi d’une électricité verte locale, sans assumer seuls l’investissement ni les contraintes d’implantation.
Les différents modes d’utilisation de l’énergie éolienne
- Autoconsommation : l’électricité produite par l’éolienne est consommée directement par l’entreprise pour couvrir ses besoins courants (éclairage, chauffage électrique, machines, etc.).
- Autoconsommation avec stockage : couplage à une batterie afin de lisser la production et couvrir une partie des besoins, même en l’absence de vent.
- Injection réseau : l’électricité excédentaire est réinjectée dans le réseau et vendue à un tarif défini par contrat.
- Éolien collectif : participation à une coopérative éolienne locale ou communauté énergétique qui mutualise production et consommation entre plusieurs consommateurs. Ces coopératives regroupent plusieurs entreprises et citoyens qui financent ensemble une ou plusieurs éoliennes. L’électricité produite est ensuite partagée ou facturée à prix préférentiel.
La démarche collective permet à une entreprise artisanale :
- de soutenir activement le développement de l’éolien au Luxembourg ;
- de bénéficier d’électricité verte locale à coût maîtrisé ;
- de contribuer à un engagement collectif et responsable sans porter seule le projet.
>> Découvrez la mesure « Partager l’électricité produite (à partir des panneaux photovoltaïques) en entreprise » sur le site de la Klima-Agence.
>> Visitez le site « we share energy.lu » de l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR)
Où et à quelles conditions installer une éolienne ?
L’installation d’une éolienne dépend fortement de la localisation :
- il faut un gisement éolien suffisant (vitesse et régularité du vent, absence d’obstacles majeurs) ;
- des autorisations (demande de raccordement, étude d’incidence sur l’environnement, autorisation de construire) peuvent être requises en fonction de la puissance de l’installation, principalement si celle-ci est supérieure à 800 W ;
- la proximité de zones habitées ou protégées peut limiter les possibilités.
Au Luxembourg, le potentiel éolien existe surtout en altitude ou dans les zones rurales dégagées. Pour une entreprise artisanale située en zone urbaine dense, il est rarement envisageable d’installer une éolienne de taille significative sur site. En revanche, la participation à une coopérative locale ou communauté énergétique est une alternative réaliste.
Pourquoi l’éolien est-il intéressant pour mon entreprise ?
- Économie et sécurité financière : production d’électricité à prix compétitif et stable sur le long terme, réduisant la dépendance aux prix de l’énergie.
- Réduction de l’empreinte carbone : une éolienne produit de l’électricité sans émissions directes de CO₂.
- Engagement responsable : participer à une coopérative éolienne locale permet de soutenir la production renouvelable tout en bénéficiant de l’énergie verte.
Les principales étapes pour adopter l’éolien en entreprise
Contactez la Chambre des Métiers avant d’entamer des démarches pour initier un projet d’éolien dans le cadre de votre activité professionnelle. Vous pourriez bénéficier d’aides étatiques qui doivent absolument être demandées avant de signer un bon de commande ou bien de payer un acompte !
- État des lieux et étude préliminaire
- Évaluation des besoins de l’entreprise en électricité et des coûts.
- Identification du potentiel de production d’énergie, notamment du gisement éolien ou identification de projets de communauté énergétique éolienne à rejoindre.
- Préanalyse de faisabilité.
>> La plateforme nationale de données énergétiques Leneda vous permet de consulter et d’analyser vos données d'électricité et de gaz.
- Évaluation de l’investissement initial ou des conditions de participation dans une communauté énergétique.
- Demande d’offres
- Identification de la solution et vérification de la faisabilité du projet, en vue d’effectuer des demandes d’offres auprès des fournisseurs.
- Évaluation des exigences et coûts d’entretien.
- Évaluation du retour sur investissement
La durée d’amortissement est le délai nécessaire pour que les économies d’énergie compensent le coût initial de l’investissement.
- Formule : Durée d’amortissement (années) = Coût initial / Économies annuelles
Le retour sur investissement (ROI) mesure la rentabilité d’un projet en comparant les bénéfices réalisés aux coûts initiaux.
- Formule : ROI (%) = [(Bénéfices nets – Coûts initiaux) / Coûts initiaux] × 100
- Demande d’aides et financements
Identification des aides financières éligibles. Vous devez impérativement déposer les demandes correspondantes avant de signer un contrat ou de verser un acompte.
- Planification, mise en œuvre et réglages
- Demander les autorisations et conditions de mise en place (contacter l’urbanisme de votre commune, le gestionnaire de réseau Transport (GRT) ou Distribution (GRD), s’informer éventuellement auprès de l’Administration de l’Environnement…).
- Installation.
- Contrats (contrat de raccordement – GRT/GRD, contrat de rachat – fournisseur…).
- Réception et mise en service (électricien, GRD/GRT).
- Suivi et entretien
- Monitoring continu de la production d’électricité et du taux d’autoconsommation.
- Programmation des maintenances pour garder la production à un niveau optimal et optimiser l’efficacité à long terme.
Exemples de recours à l’éolien
https://www.sudenergie.lu/fr/votre-partenaire-dans-la-transition-energetique/solutions-durables/lenergie-eolienne-sudwand https://energieauer.lu/
De quelles aides puis-je bénéficier pour installer une éolienne ?
L’État luxembourgeois propose des aides financières afin d’encourager les entreprises à investir dans l’éolien et plus généralement dans la production d’énergie renouvelable.
Aides
Objet
Les entreprises qui réalisent des projets pour réduire leur impact environnemental ou intégrer des technologies durables peuvent bénéficier d’une aide à l’investissement sous le régime réformé de la protection de l'environnement et de la décarbonation.
Bénéficiaires
Toutes les entreprises :
- disposant des autorisations requises pour l’exercice de leurs activités ; et
- qui sont régulièrement établies sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg ; et
- qui réalisent des projets liés à la protection de l’environnement ou du climat.
Conditions
Les conditions générales en matière d'aides d'Etat relatives à un régime d'aide à la protection de l'environnement peuvent être trouvé sous le lien suivant :
Conditions générales - aide à la protection de l'environnement
Types d'investissements éligibles
Le régime d’aide couvre plusieurs types d’investissements et services liés à la protection de l’environnement et du climat :
- investissements en faveur de la protection de l’environnement et de la décarbonation : projets qui permettent de dépasser les normes environnementales ou d’anticiper des normes futures et qui incluent des technologies bas carbone, infrastructures dédiées pour l’hydrogène, chaleur résiduelle ou CO₂, ainsi que le captage et transport de CO₂ ;
- acquisition ou transformation de véhicules routiers à émission nulle : achat, location ou conversion de véhicules utilitaires légers ou lourds pour atteindre zéro émission ;
- mesures qui promouvent l’efficacité énergétique hors bâtiments : investissements qui réduisent la consommation d’énergie finale d’au moins 20 % ou 250 MWh/an, hors équipements fossiles ;
- production d’énergie renouvelable, hydrogène renouvelable et cogénération à haut rendement : projets liés à la production, au stockage et au transport d’énergies renouvelables, y compris biogaz et cogénération performante ;
- réseaux de chaleur ou de froid efficaces : construction, extension ou modernisation de réseaux qui utilise majoritairement des énergies renouvelables ou de la chaleur fatale ;
- utilisation efficace des ressources et économie circulaire : projets qui visent à réduire la consommation de ressources, remplacer des matières premières par des matières secondaires, ou améliorer le recyclage et la réutilisation des déchets ;
- infrastructures énergétiques : construction ou modernisation d’infrastructures pour l’électricité, l’hydrogène ou la chaleur, qui excluent le stockage de gaz ou d’électricité ;
- études et services de conseil liés à la protection de l’environnement et à l’énergie : audits énergétiques, études de faisabilité et conseils techniques pour préparer des projets éligibles.
Montants
Le tableau ci-dessous résume les montants d’aides maximales de tous les régimes d’aides exprimés en pourcentage des coûts admissibles pour les demandes simples ou les appels à projets. Chaque ligne représente un régime ou une mesure d’aide spécifique.
| Petite entreprise | Moyenne entreprise | Grande entreprise | |
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Investissements en faveur de la protection de l’environnement et de la décarbonation (1) |
25% - 35% | 20% - 30% | 15% - 25% |
| Acquisition ou transformation de véhicules routiers à émission nulle (2) |
60% | 50% | |
| Mesures qui promouvent l’efficacité énergétique hors bâtiments (1) |
25% | 20% | 15% |
| Production d’énergie renouvelable, hydrogène renouvelable et cogénération à haut rendement (3) |
50% - 65% | 40% - 55% | 30% - 45% |
| Réseaux de chaleur ou de froid efficaces (1) |
100% du déficit de financement | 100% du déficit de financement | 100% du déficit de financement |
| Utilisation efficace des ressources et économie circulaire (1) |
60% | 50% | 40% |
| Infrastructures énergétiques (4) |
100% du déficit de financement | 100% du déficit de financement | 100% du déficit de financement |
| Études et services de conseil liés à la protection de l’environnement et à l’énergie (3) |
80% | 70% | 60% |
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(1) Procédure de demande simple réservée aux PME pour les aides inférieures à 100.000 euros. Dans les autres cas, l’aide est octroyée par appel à projets. |
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Procédures d’octroi des aides
Selon la nature et l’ampleur des projets, les aides peuvent être octroyées selon 3 procédures distinctes : la demande simple, l’appel à projets et la mise en concurrence.
La demande simple
La demande simple permet d’obtenir une aide sans appel à projets ni mise en concurrence, dans un cadre simplifié.
Cette procédure est réservée aux petites et moyennes entreprises (PME) et n’est possible que pour des projets de faible envergure.
Elle s’applique lorsque le montant de l’aide demandée est inférieur ou égal à 100 000 euros.
La demande est examinée individuellement par l’autorité compétente, sur base des conditions légales et techniques applicables, sans comparaison avec d’autres projets.
L’objectif de cette procédure est de faciliter et d’accélérer l’accès aux aides pour les projets limités en taille et en budget.
L'appel à projets
L’appel à projets est une procédure par laquelle l’autorité compétente invite les entreprises à soumettre des projets qui répondent à une thématique ou à des objectifs précis, définis à l’avance.
Les aides sont octroyées selon le principe du "premier arrivé, premier servi", à condition que le projet soit conforme aux critères définis par la loi.
Les demandes recevables sont traitées dans l’ordre de leur dépôt, jusqu’à épuisement du budget alloué à l’appel à projets.
Une fois le budget entièrement consommé, aucune nouvelle aide ne peut être accordée dans le cadre de cet appel, même si les projets remplissent toutes les conditions.
Les appels à projets suivants sont ouverts du 3 août 2026 au 31 décembre 2026 :
| Type d'aide | Budget |
| Investissements en faveur de la protection de l’environnement et de la décarbonation | 6 millions d'euros |
| Mesures qui promeuvent l’efficacité énergétique hors bâtiments | 6 millions d'euros |
| Réseaux de chaleur ou de froid efficaces | 6 millions d'euros |
| Utilisation efficace des ressources et économie circulaire | 6 millions d'euros |
La mise en concurrence
La mise en concurrence est une procédure utilisée principalement pour les projets de plus grande envergure ou lorsque le nombre de demandes est susceptible de dépasser le budget disponible.
Dans ce cadre, les projets sont évalués et classés sur la base d’un critère de sélection unique, défini à l’avance par l’autorité compétente.
Ce critère correspond au rapport entre l’aide demandée et l’impact environnemental du projet.
Concrètement, les projets sont comparés selon le montant d’aide nécessaire pour atteindre une unité d’impact environnemental donnée (par exemple une réduction d’émissions ou un gain énergétique).
Les projets qui présentent le meilleur rapport aide / impact sont sélectionnés en priorité.
Les aides sont attribuées dans l’ordre du classement, jusqu’à épuisement du budget disponible.
Cette procédure vise à garantir une utilisation efficiente et transparente des fonds publics, en maximisant l’impact environnemental par euro d’aide accordé.
Délais
La demande d’aide à l’investissement en faveur de la protection de l’environnement est à introduire à travers un assistant en ligne disponible sur MyGuichet.lu.
Les demandes d’aide doivent impérativement être soumises avant le début des travaux.
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Avant le début des travaux signifie avant :
L’achat de terrains et les préparatifs tels que l’obtention d’autorisations et la réalisation d’études de faisabilité ne sont pas considérés comme le début des travaux. Dans le cas des rachats, le début des travaux est le moment de l’acquisition des actifs directement liés à l’établissement acquis. |
Autorités compétentes et liens utiles
Luxinnovation - Service aides (Tél.: +352 43 62 63 1)
Démarche de demande d'aide (Guichet.lu)
Ministère de l'Économie (Service aides : Tél.: +352 247 74 704)
Catalogue des pièces jointes pour la démarche MECO : Demande d’aide à l’investissement en faveur de la protection de l’environnement et du climat (ENV)
Loi du 8 décembre 2025
Dernière mise à jour: 12 janvier 2026
Une entreprise porteuse d’un projet de transition écologique et énergétique peut bénéficier d’une bonification d’impôt.
Objet
Une entreprise porteuse d’un projet de transition écologique et énergétique peut bénéficier d’une bonification d’impôt. Cette bonification d’impôt est calculée en fonction des investissements et des dépenses d’exploitation effectués dans le cadre d’un projet de transition écologique et énergétique.
Bénéficiaires
Toute entreprise commerciale, industrielle, minière ou artisanale située au Grand-Duché de Luxembourg et qui effectue un investissement éligible.
Conditions
Les investissements et les dépenses d’exploitation doivent être effectués en raison d’un projet de transition écologique et énergétique de l’entreprise. La durée d’un tel projet ne peut pas excéder plus de 3 exercices d’exploitation consécutifs.
La transition écologique et énergétique consiste en "tout changement réduisant l’impact environnemental, dans la production ou la consommation de l’énergie ou l’utilisation des ressources, ledit changement devant être significatif et d'ordre technique ou matériel. Sont exclus de la présente définition la cessation de l'utilisation d'un procédé, le simple remplacement ou l'extension de l'équipement, les changements découlant uniquement de variations du prix des facteurs, les modifications saisonnières régulières et autres changements cycliques ainsi que le commerce de produits nouveaux ou sensiblement améliorés."
Coûts éligibles
La bonification d’impôt ne couvre que les investissements et les dépenses d’exploitation ci-après inhérents à la transition écologique et énergétique :
- les investissements en biens amortissables corporels autres que les bâtiments, le cheptel vif agricole et les gisements minéraux et fossiles ;
- les investissements en logiciels ou en brevets autres que ceux acquis d’une entreprise liée au sens de l’article 56 ;
- les dépenses faites pour l’usage ou la concession de l’usage de brevets ou de logiciels autres que ceux concédés par une entreprise liée au sens de l’article 56 ;
- les dépenses en services de conseil, de diagnostic et d’appui technique fournis par des prestataires extérieurs qui ne sont pas en rapport avec les dépenses de fonctionnement normales de l'entreprise, telles que les services réguliers de conseil fiscal ou juridique, ou la publicité ;
- les dépenses de personnel directement affecté à la transformation digitale ou à la transition écologique et énergétique de l’entreprise ;
- les dépenses en formation du personnel directement affecté à la transformation digitale ou à la transition écologique et énergétique de l’entreprise.
Objectifs à atteindre
Les investissements et dépenses d’exploitation effectués dans le cadre d’un projet de transition écologique et énergétique doivent répondrent à l’un des objectifs suivants :
- améliorer de manière significative l’efficacité énergétique d’un procédé de production de l’entreprise de façon à économiser au moins 20 % de la quantité d’énergie utilisée, déterminée par rapport à la performance énergétique moyenne dudit procédé durant une période de référence de 5 exercices d’exploitation précédant celui du début de la transition écologique et énergétique ;
- décarboner de manière significative un procédé de production de l’entreprise de manière à réduire d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre, déterminées par rapport aux émissions moyennes produites dudit procédé durant une période de référence des 5 exercices d’exploitation précédant celui du début de la transition écologique et énergétique ;
- produire ou stocker de l’énergie produite à partir de sources non fossiles renouvelables de manière à assurer les besoins énergétiques de l’entreprise par l’autoconsommation. Par énergie produite à partir de sources non fossiles renouvelables, on entend l'énergie éolienne, l'énergie solaire thermique et photovoltaïque, l’énergie géothermique, l'énergie ambiante, l'énergie marémotrice, houlomotrice et d'autres énergies marines, l'énergie hydroélectrique, la biomasse, les gaz de décharge, les gaz des stations d'épuration d'eaux usées, le biogaz, ainsi que l’hydrogène renouvelable et ses dérivés renouvelables ;
- réduire la pollution de l’air du site de production de l’entreprise au-delà des limites des émissions des polluants visés par le règlement grand-ducal du 27 juin 2018 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques et le règlement grand-ducal modifié du 30 mai 2005 portant application de la directive 2004/107/CE du Parlement européen et du Conseil du 15 décembre 2004 concernant l'arsenic, le cadmium, le mercure, le nickel et les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l'air ambiant. Le potentiel de réduction des émissions de l’activité économique est déterminé par rapport aux émissions moyennes dudit site de production durant une période de référence des 5 exercices d’exploitation précédant celui du début de la transition écologique et énergétique ;
- améliorer de manière significative l’efficacité matières d’un procédé de production de l’entreprise de manière à réduire l’utilisation des matières premières primaires d’au moins 15 % ou à remplacer des matières premières primaires par au moins 20 % par des sous-produits ou des matières premières secondaires. L’amélioration de l’efficacité matières est déterminée par rapport à la consommation moyenne des matières premières primaires dudit procédé durant une période de référence des 5 derniers exercices d’exploitation précédant celui du début de la transition écologique et énergétique ;
- mettre en œuvre un procédé de production permettant de prolonger l’utilisation des produits par leur réemploi.
Montant
Le taux de la bonification d’impôt s’élève à 18 % pour les investissements et les dépenses d’exploitation, à l’exception des investissements amortissables corporels. Ces derniers se verront appliquer un taux de 6 %, et ce, en complément du taux de 12 % applicable pour la bonification d’impôt pour investissement global. De la sorte, les investissements amortissables corporels auront également droit à un taux de 18 %.
Modalités pratiques et délais
Système d'attestation d'éligibilité et de certification
Pour faire valoir une bonification d’impôt en raison d’un projet de transition écologique et énergétique, l’entreprise devra présenter, avec sa déclaration d’impôt sur le revenu, un certificat attestant la réalité et le niveau des investissements et des dépenses d’exploitation effectués au cours d’un exercice d’exploitation.
L’octroi de ce certificat est toutefois subordonné à l’obtention d’une "attestation d’éligibilité" délivrée par le ministère de l’Économie.
Demande d’une "attestation d'éligibilité"
La demande en obtention d’une attestation d’éligibilité est à adresser au ministère de l’Économie sur base d’une demande faite en ligne via MyGuichet.lu ou via l'application mobile MyGuichet.lu. Il s'agit d'une démarche avec authentification.
Délai de réponse de l’administration
La décision ministérielle portant octroi ou refus de l’attestation d’éligibilité intervient dans les meilleurs délais et au plus tard endéans 3 mois à compter de la réception d’une demande complète.
Demande d’un "certificat"
Pour chaque exercice d’exploitation au titre duquel des investissements et/ou des dépenses d’exploitation ont été effectués, un certificat est délivré par le Ministère de l’Économie sur demande de l’entreprise. La demande en obtention du certificat est à adresser au Ministère de l’Économie.
Sous peine de déchéance, la demande, appuyée par des pièces justificatives, doit être introduite au plus tard dans les 2 mois qui suivent la clôture de l’exercice d’exploitation pendant lequel les investissements et/ou les dépenses d’exploitation ont été effectués.
Après vérification de la demande, le ministère délivre le certificat dans ses meilleurs délais et au plus tard dans les 9 mois qui suivent la clôture de l’exercice d’exploitation pendant lequel les investissements ou les dépenses d’exploitation ont été effectués.
Peuvent uniquement faire l’objet du certificat les investissements et les dépenses d’exploitation effectués après l’introduction de la demande en obtention de l’attestation d’éligibilité.
Pour faire valoir une telle bonification d’impôt, l’entreprise devra présenter, avec sa déclaration d’impôt sur le revenu, le certificat délivré par le Ministère de l'Économie attestant la réalité des investissements et des dépenses d’exploitation effectués au cours d’un exercice d’exploitation (applicable pour la première fois pour l’exercice d’exploitation 2024).
Autorités compétentes et liens utiles
La demande d’aide est à adresser à l’Administration des Contributions Directes (le formulaire deviendra disponible en 2025).
Formulaire de demande d'attestation d'éligibilité (MyGuichet)
FAQ - Bonification d'impôt pour investissement
Un incitatif fiscal au service de la transformation digitale et environnementale de votre entreprise : la nouvelle bonification d'impôt pour investissement
Dernière mise à jour: 26 mars 2025
- Les entreprises qui s’engagent dans un projet de production éolienne peuvent bénéficier d’un tarif d’injection garanti sur 15 ans (Règlement grand-ducal du 1 août 2014 relatif à la production d’électricité basée sur les sources d’énergie renouvelables).
- Découvrez également notre brochure reprenant les aides étatiques pour la mise en œuvre de mesures de décarbonation.
Un accompagnement pour passer à l’action
Au Luxembourg, plusieurs outils et points de contact existent pour soutenir les entreprises dans leurs démarches de décarbonation, allant d’un diagnostic énergétique au financement des projets ou des équipements.
La Chambre des Métiers peut vous orienter vers :
- les subventions pour l’utilisation des énergies renouvelables, notamment à travers le programme Klimaprogramm Handwierk, une initiative de la Chambre des Métiers (partenaire du programme KlimaPakt fir Betriber) qui fournit des informations générales pour la décarbonation des entreprises ;
- les programmes de conseil technique et d’audit (experts et conseillers) ;
- les formations et évènements d’informations pour vos équipes.
L’initiative KlimaPakt fir Betriber met à disposition un catalogue de mesures pour vous informer. Vous pouvez également vous inspirer des cas pratiques mis à votre disposition.
Luxinnovation accompagne les entreprises dans le cadre de l’aide à l’investissement en faveur de la protection de l’environnement, et concernant les appels d’offre (par ex. : photovoltaïque, électro-mobilité) ainsi que dans des projets de recherche et développement. Découvrez également le mapping des acteurs de la durabilité développé par Luxinnovation : une cartographie de l’écosystème des facilitateurs de la durabilité au Luxembourg.
N’hésitez pas à contacter le service eHandwierk / nos conseillers de la Chambre des Métiers [CDM - Sustainable Handwierk Home / Lien approprié] pour connaître les dispositifs les mieux adaptés à votre activité.
Défis et développements futurs liés à l’éolien
Le développement de l’éolien rencontre encore des obstacles au Luxembourg en raison de contraintes réglementaires, paysagères, d’extension du réseau électrique et de densité de population. Il existe cependant un plan d'expansion et une série de projets futurs dans le domaine de l'énergie éolienne afin d'atteindre les objectifs nationaux du Plan national intégré en matière d'énergie et de climat (PNEC).
Notons que, pour les petites structures, les progrès techniques sur les petites éoliennes (moins de 30 kW) et les modèles hybrides (éolien + solaire + stockage) ouvrent des perspectives intéressantes. En effet, les innovations dans le domaine des éoliennes rendent cette technologie de plus en plus accessible aux PME.
À l’avenir, la participation à des coopératives ou communautés énergétiques (locales) ou à des projets mutualisés peut constituer une voie privilégiée pour les artisans souhaitant s’associer à la transition énergétique tout en bénéficiant d’une part d’électricité verte produite localement.